Horaires des permanences

Lundi : 14h00 - 18h00
Mardi : 14h00 - 18h00
Mercredi : Fermé 
Jeudi : 14h00 - 18h00
Vendredi : 14h00 - 18h00
 

26 rue de la solidarité ; 75019 Paris

Metro Danube, ligne 7 bis ; porte de Pantin, ligne 5
Tram T3b - Butte du Chapeau Rouge
Bus 71, 60, 48, Botzaris  ou 75 - Danube )

Prenez rendez-vous

09 87 01 75 22

06 43 75 42 15

06 84 87 36 59

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Notre local est à nouveau ouvert les lundis, mardis et jeudis pour les permanences sociales. 

Les cours de français et d'alphabétisation ne reprendront qu'à la rentrée de septembre. 

 

Tel : 06 84 87 36 59 / 06 43 75 42 15

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N’hésitez pas à nous contacter.

 

Vigipirat

 

Les objectifs de notre activité

 

Accueillir dans nos formations linguistiques toute personne sans distinction d'origine, de race ou de religion, la mener au niveau de connaissance de la langue française qui lui permettra de devenir indépendante au quotidien et qui favorisera son insertion professionnelle, lui inculquer les règles du "vivre ensemble" dans un souci de partage des cultures et de participation à la cohésion sociale, réduire par le biais de l'apprentissage du français les inégalités entre les sexes.

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C’est quoi être bilingue ?

 

Du fait de la généralisation de l’apprentissage et des phénomènes migratoire, le bilinguisme est par ailleurs un phénomène courant et de plus en plus fréquent : on estime qu’environ 70% de la population mondiale est bilingue.

 

Le bilinguisme passionne depuis longtemps les spécialistes de tous bords : linguistes bien évidemment, mais aussi psychologues, neurologues et pédagogues. Il constitue un phénomène très riche d’informations sur l’apprentissage des langues ainsi que le fonctionnement du cerveau.

 

Le bilinguisme simultané

L’enfant ayant développé un bilinguisme simultané, c’est-à-dire dans le cas de deux parents s’exprimant dans deux langues différentes, apprend certes ces deux langues un peu plus lentement, mais il rattrape généralement son retard très rapidement. L’enfant commence à séparer les langues vers ses trois ans. 

 

Le bilinguisme consécutif précoce 

Dans les familles migrantes, le cas le plus fréquent est celui du bilinguisme consécutif précoce : l’enfant commence par apprendre la langue de ses parents, puis apprend la langue du pays dans lequel il vit en commençant à socialiser (crèche , école…). Il s’agit d’un défi pour l’enfant, qui est au début en retard par rapport aux petits monolingues. Mais dans une très large majorité de cas, il finit par rattraper les autres, sans présenter aucun trouble orthophonique. 

 

Les avantages d’être bilingue

Les études scientifiques sont claires : le bilinguisme, notamment acquis dès la petite enfance offre de nombreux avantages : selon les spécialistes, outre une plus grande ouverture au monde, les bilingues disposeraient de facilités pour l’apprentissage et la compréhension des langues, de meilleures capacités de concentration, d’une plasticité cérébrale accrue et d’aptitudes particulières à effectuer plusieurs tâches à la fois. 

 

L’association Parabole a recueilli quelques témoignages des parents originaires de Pologne et dont les enfants sont nés en France ou bien y sont arrivés dès leur plus jeune âge.

 

Mariusz

Mes enfants sont bilingues. A la maison, nous parlons uniquement polonais et dehors, les enfants parlent français. En frères et soeurs, ils parlent aussi français. C’est aussi le cas lorsqu’ils voient leurs cousins, également nés de parents polonais immigrés en France. 

Mes enfants ont d’excellentes notes, et des amis d’origines diverses. Le bilinguisme n’a jamais été un problème. 

 

Barbara

J’ai deux fils. Ils sont nés en France. Je suis écrivaine et professeure, et je sais combien il est difficile d’apprendre une langue à l’école. Les enfants élevés dans un environnement bilingue arrivent à la maîtrise de deux langues sans effort, “gratuitement”. Je tenais beaucoup à ce que mes enfants connaissent bien le polonais, à l’oral mais aussi à l’écrit. Je les ai donc envoyés à l’école polonaise, qui propose ses cours le week-end. Cela donne un emploi du temps très lourd à mes fils, qui pratiquent par ailleurs d’autres activités. A la maison, nous parlons polonais, mais il arrive que passions au français, notamment pour les conflits. 

 

Jadwiga

Ma petite fille a grandi en France. Son père est français, sa mère polonaise. Sa mère et moi lui parlions polonais dans sa petite enfance. Elle est aujourd’hui encore presque bilingue, bien qu’elle ne sache pas écrire le polonais. Elle a aujourd’hui 20 ans et étudie les sciences politiques. Elle parle français, polonais et anglais, mais commence aussi à maîtriser le russe, pour lequel le polonais l’aide beaucoup. Elle se rend en Pologne quasiment chaque année pour les vacances. Avec moi elle parle polonais mais avec ses parents, sa sœur et son frère elle parle français. A la maison tout le monde comprend sans problème le polonais. 

 

Agata

J’ai deux filles à l’école maternelle. A la maison, nous parlons polonais. A l’école, il y a d’autres enfants dont les parents viennent de Pologne. Entre eux, ils parlent français. 

Cela énerve mon époux, qui reste résistant au français et n’aime pas que nos filles “jouent en français”. Cela peut même créer des conflits familiaux : la dernière fois que nous sommes allés en Pologne, mes filles ont joué avec leurs cousines, mais ont fini par dire qu’elles voulaient un peu “jouer en français”. La famille s’est vexée. 

Cela signifie t-il que le français est désormais bel et bien leur première langue ?

 

Alina

Mon fils est né en France. Néanmoins, sa première langue était le polonais. A la maison, nous parlions uniquement polonais. Mon mari et moi, nous  tenions à ce que notre fils puisse communiquer sans problème avec  la famille en Pologne. Il a commencé à apprendre la langue française à 2 ans et demie, à l’école maternelle. Diplômée en langues romanes, j'observais avec un brin de jalousie à quel point le français lui venait simplement, sans effort, qu'il s'agisse de la grammaire ou de la prononciation. Par la suite, l'apprentissage de l'anglais ne lui a posé aucun problème. 

// Aujourd'hui, avec une licence en mécanique et génie industrielle ainsi qu'un master 2 en marketing international en pochemon fils travaille pour une société française ayant une division  en Pologne. Sa maîtrise du polonais est régulièrement mise à profit par son employeur et par les collaborateurs polonais. Il fait souvent la relecture et la correction  des traductions de l’anglais vers le polonais. Depuis peu, il relève un nouveau défi : l’apprentissage de la langue allemande, cette fois-ci pour des raisons personnelles. Je pense qu’il n’aura aucun problème.